L'homme ne se fait pas, des relations qui doivent exister dans la cité,
une idée à part de celles qu'il adopte sur la vie morale, sur le sens et le but de l'univers...
Les idées politiques étant solidaires des idées religieuses,
ou des idées scientifiques ou des idées scientifiques ou des idées philosophiques,
en étudier l'histoire,
c'est aborder par un point relativement nouveau l'histoire de la pensée humaine en général -
Henry Michel
L’Histoire est la science de la connaissance du passé et, comme l’intitulé l’indique, ce livre s’inscrit dans cette option de recherche puisqu’il a pour objet de traiter de l’évolution de la pensée politique.
Ce livre se veut simplement une approche accessible tant au grand public qu’à l’étudiant, une analyse au cours du temps dans un continuum historique car exhumer les racines de la pensée politique, faire apparaître ses évolutions et ses conséquences politiques, juridiques, économiques et sociétales, tel est son objet.
Le corollaire de la continuité de l’histoire événementielle est sans doute le continuum politique qui, seul permet de saisir pleinement le sens de l’évolution de la société, de ses régressions comme de ses ruptures puisque la pensée résulte de strates successives, génère des comportements tant individuels que collectifs et l’idée d’une stabilité qu’illustre la permanence de certaines lignes directrices qui conduisent les hommes.
Encore faut-il préciser qu’il est nécessaire de ne pas juger avec nos référents de modernes et individualistes et d’appréhender l’époque concernée en gardant à l’esprit qu’il s’agit de la modélisation de l’esprit rationnel humain universel qui se cristallisera au fil du temps en un système d’idées théoriques fondées en raison justifiées par des arguments objectifs et universels.
L’Histoire des idées politiques de l’Antiquité (Livre I) s’intéresse à l’invention du modèle de la Cité grecque qui autorise une pensée intellectuelle de l’organisation du vivre-ensemble (Partie I – La Grèce) dont Rome hérite par l’intermédiaire des Etrusques et des Grecs de l’Italie du Sud et qu’elle fait évoluer en perfectionnant le droit public et le droit privé (Partie II – La Rome).
La Grèce
La Rome
L'Occident chrétien (476/1492) Rome se convertit au christianisme avec Constantin et, après la période de régression qui suit les invasions barbares, syncrétise les influences gréco-romaines et les exigences de la Bible.
L'Occident chrétien
L'Histoire de la pensée politique moderne (1492/1789) et contemporaine (1789....) (Livre II) permet l'appréhension de l'évolution des notions et concepts.
L’apparition de la philosophie politique et des théories constitutionnelles qui fondent l’Etat démocratique et libérale caractérise les Temps modernes relativement aux idées politiques en Occident. Il faut observer que les penseurs antiques et médiévaux formulent déjà nombre des idées de base de cet Etat de droit.
Les penseurs de ces siècles construisent un nouvel ordre social qualifiable de modèle et de paradigme. Cette clef intellectuelle novatrice leur permet de décrire et de préconiser les institutions de l’Etat de droit ; institutions qui permettent de gérer un ordre pluraliste : le droit abstrait et universel, les droits de l’homme, le marché, la démocratie, les institutions académiques libres, la presse libre… Puis, par un processus irrésistible, la supériorité conférée par ces institutions aux sociétés occidentales sur toutes les autres formes connues d’organisation sociale assure la pérennité du modèle démocratique et libéral. Celui-ci triomphe successivement des régressions successives que constituent le fascisme, le nazisme, le communisme… voire les dictatures militaires.
L’on peut discerner dans la pensée politique occidentale moderne, trois grandes familles de théories commandées par un paradigme fondamental : celle de la droite, celle de la gauche et celle de la démocratie libérale. Ainsi, le paradigme de l’ordre naturel commande la pensée de droite ; le paradigme de l’ordre artificiel, pensé ou construit commande la pensée de gauche et le paradigme de l’ordre spontané ou pluraliste caractérise la tradition démocratique et libérale.
Les questions du pouvoir dans l’Etat et du pouvoir de l’Etat sont fondamentales et l’histoire de la pensée politique des Temps modernes se confond avec l’élaboration des théories modernes de l’Etat. Les théories politiques tentent de répondre à l’une ou l’autre des deux grandes questions : qui doit détenir le pouvoir politique ? quelles doivent être les limites du pouvoir politique, quelque soit son détenteur ? A savoir résoudre soit la question du pouvoir dans l’Etat, soit la question du pouvoir de l’Etat.
L'absolutisme
La tradition démocratique et libérale
Les contradicteurs de la tradition démocratique et libérale